L’affaire Sugaya – Hiroshi Takano & Kenichi Tachibana

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Salut à toi, oui, toi qui possède une âme d’enquêteur. Oui, toi, forcené de la justice. En cette journée pluvieuse, je m’en vais te parler d’un titre publié par Akata et dont l’histoire est tiré d’une histoire vraie et donc basé sur des personnages et des faits réels. Le tout étant supervisé par l’équipe d’investigation qui à l’époque, a mené l’enquête. Tout ceci laisse présager un bon titre et je te rassure c’est le cas.

Un petit résumé en guise d’introduction te conviendrait-il ? Allons y en ce cas.

Résumé :

Condamné à perpétuité pour le meurtre d’une petite fille, Toshizaku Sugaya passera dix-sept ans de sa vie en prison avant d’être innocenté et de retrouver sa liberté. Désigné coupable d’un crime commis par un tueur en série à cause d’une police peu soucieuse de la qualité de ses enquêtes, il sera finalement libéré grâce à l’acharnement d’une équipe de journalistes de télévision, œuvrant pour une émission d’actualité d’un nouveau genre.

Conscient de ses responsabilités à l’égard de la société et de ce que doit être la justice, Kiyoshi Shimizu, un journaliste obstiné, entend prouver que son métier n’a de valeur que si les journalistes n’hésitent pas à se confronter aux institutions pour défendre l’intérêt des citoyens !

Par où commencer ? Aller un peu de folie, commençons avec le dessin pour une fois. Peut-être que certains auront tilté en voyant le nom de Kenichi Tachibana, et c’est là une marque de qualité car oui c’est bien le dessinateur de Terra Formars qui a débuté il y a peu chez Kaze. On est donc face à un manga dont les dessins ont maîtrisés, réalistes, tu pourras d’ailleurs avoir la confirmation de ce que je dis ici, en comparant le design des personnages avec les modèles présentés en fin de volume dans les bonus. Bonus sur lesquels je reviendrais plus bas. Autre point non négligeable, il y a des décors, ça parait fou mais je te jure, il y en as à foison ! Chose qui au fil des mangas me donne l’impression de disparaitre ( Oui Bleach en est un parfait exemple ). Visuellement parlant, il y a donc un niveau certain en tout point, ce qui permet une immersion totale.

Passons au scénario

L’histoire débute le 4 juin 2009 à la prison de Chiba. Au bout de quelques pages, un flashback nous transporte en 2007, c’est le vrai début du récit.

Rien qu’au premier chapitre, on se rend compte que c’est très différent d’un manga classique. En effet, ce premier chapitre n’est pas un chapitre d’introduction basique, et d’ailleurs ce n’en est pas un, tout simplement. Bien sur, il y a une rapide présentation des personnages principaux, ici, l’équipe d’investigation, mais de suite après ça, l’investigation débute. Pour te dire, l’enquête débute en page 16, avant la présentation de l’équipe, si c’est pas rapide ça !

Rapide oui, mais bâclé non. Le récit à beau avancer relativement rapidement ( one-shot oblige ), il n’en est pas moins complet. Quantité d’informations nous sont donnés. Toutes les situations, évidences, preuves, doutes, hypothèses, nous sont expliqués ou démontrés. Toutes ces choses permettent de suivre l’avancé de l’enquête comme si nous étions au sein de l’équipe d’investigation.

Nous suivons donc l’équipe dans les hauts et bas de l’enquête jusqu’à revenir au début du volume et donc la libération de Monsieur Toshikazu Sugaya.

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La fin peut déplaire mais, dans mon cas, j’ai aimé…

Une enquête complète donc, pour la libération d’un homme victime d’une erreur judiciaire.

Là encore, nous sommes face à un manga  » humain  » qui permet de nous plonger dans la mentalité bien spécifique des Japonais vis à vis, ici du crime et donc de la justice. Ils sont bornés, estiment que la police incarne la vérité absolue etc… et le pire, c’est que dans ce manga rien n’est exagéré, la mentalité Japonaise est bien comme c’est démontré, une mentalité que j’aime appeler :  » la logique du mouton  » – Si quelqu’un dit quelque c’est donc forcément vrai, et ici, ça s’applique parfaitement. A toi de t’en faire ton propre avis.

Et quoi de mieux que les médias pour bourrer le crâne ? Eh oui,  » L’affaire Sugaya  » pointe du doigt la puissance écrasante des médias. Médias qui contrôlent et dirigent les avis de la population, chose qui sera abordé tout au long du récit.

A la lecture beaucoup de choses ressortent, faites y bien attention. D’ailleurs à la seconde lecture, il est possible que vous prêtiez attention à plus de choses, ce qui personnellement été mon cas.

C’est d’ailleurs à la seconde lecture que j’ai remarqué une erreur d’ordre chronologique. En effet, à la page 107, nous sommes en Décembre 2007, moment du reportage avec la famille de l’une des victimes. Problème étant qu’en page 116, nous revenons en Novembre 2007, pas logique tout ça, surtout qu’a cette page là a lieu le montage du reportage qui contient entre autres les reportage de la famille filmé en… Décembre. Il me parait difficile de faire un montage avant d’avoir fait le reportage. Enfin, je taquine pour peu de choses, à la lecture, on ne s’en rend pas forcément compte.

J’allais presque oublier d’en parler mais les bonus sont très sympa et nous apprenent des choses supplémentaire. En fin de volume, on trouve une interview de Monsieur Sugaya, les commentaires de Kiyoshi Shimizu, des photos ainsi que le décryptage des 5 affaires.

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Bref, je conclurais cette chronique en disant simplement que ce One-shot est vraiment sympa. Je le conseille à tous, il est très accrocheur et l’enquête se lit toute seule, enfin c’est toi qui la lit mais tu m’as compris filou.

 » L’affaire Sugaya  » mérite amplement un 18 !

Encore une fois, après Zéro pour l’éternité, mais avant d’un point de vue de la date de sortie, Akata frappe fort avec ce One-shot ! Encore une valeur sure de leur catalogue, penchez vous dessus !

Malgré la parution datant de presque un an, il me paraissait bon de remettre le titre en avant, et je me dis qu’avec la sortie de Terra Formars il y a peu, l’intérêt autour du dessinateur peut être un moyen de relancer le titre.

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Fiche Technique :

Auteur : Hiroshi Takano au scénario & Kenichi Tachibana au dessin

Editeur : Akata

Prix : 7.99 euros

Nombre de pages :224

Genre : Seinen

Prépublié dans : Young Jump – Shueishâ

One-Shot

( KITAKANTO RENZOKU YOJO YUKAI SATSUJIN JIKEN NO SHINJITSU © 2010 by Hiroshi Takano, Kenichi Tachibana / SHUEISHA Inc., NTV )

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